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MOT DU MINISTRE
la crise économique qui a durement frappé le Cameroun pendant deux décennies a entraîné la pertede plusieurs emplois et une montée vertigineuse du chômage. Conjugée aux effets de la démographie galopante, elle a profondement affecté l'évolution technologique, créant à la longue une pénurie en ressources humaines qualifiées au sein des entreprises.
De façon chiffrée, les indicateurs actuels de l'économie camerounaise montrent que pour une population active estimée à 5,8 millions de personnes, les emplois salariés ne représentent quà peu près 10 %.
Paradoxalement, les besoins annuels de formation à divers métiers ou famille de métiers exprimés par le secteur de l'emploi s'élèvent en moyenne à 32500 diplômés par an. Des niches porteuses d'emplois susceptibles de réduire le chômage des jeunes existent donc, mais elles tardent à être connues des élèves et des parents, en même temps quà l'école, on observe une inadéquation entre la formation et les besoins du marché.
Sur la base de ce constant, le Cameroun, sous l'impulsion du Chef de l'Etat, son Excellence Paul BIYA, s'est engagé dans le processus d'appropriation des technologies modernes par la mise sur pied d'un enseignement utile qui répond aux besoins de son développement économique et de son bien-être social, la création des structures de formation performantes et pluridisciplinaires susceptibles d'éclore un potentiel humain compétent et prêt à être utilisé à bon escient. D'où l'élaboration par le Gouvernement d'une nouvelle politique de l'éducation axée sur la prise en compte des besoins socioprofessionnels réels de l'heure et qui par conséquent implique les milieux de l'emploi. Sous cet enseigne, l'Etat, conscient du fait que l'enseignement Technique et Professionnel est la meilleure voie pour une insertion professionnelle réussie, a procédé, avec l'appui de la Banque Africaine de Développement, à la restructuration de ce sous secteur grâce au Projet d'Appui à la Réforme de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (PARETFOP).
La mise en oeuvre de cette réforme nécessite des initiatives en matière de développement de l'offre de formation et d'appui à l'insertion professionnelle notamment dans les niches porteuses développées par le PARETFOP. C'est ainsi que sur le plan de la formation, un effort est en train d'être fait pour la restructuration institutionnelle du sous secteur de l'enseignement technique et de la formation professionnelle, de manière à favoriser une implication effective de tous les acteurs, la modernisation de la gestion, de la formation et la rationalisation de l'utilisation des ressources. Quant à l'insertion professionnelle, il s'agit désormais d'appuyer les actions de promotion à l'emploi décent. A cet effet, un accent particulier sera mis sur l'appui à la création des MPE et MPI par la promotion des incubateurs d'entreprises au sein même des structures de formation. A l'horizon 2018, il est à espérer que le chômage aura sensiblement reculé.
Le Ministre des Enseignements Secondaires,
Louis BAPES BAPES
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